Chenilles processionnaires du pin
La commune organise, 1 fois par an, une opération de commande groupée pour l’enlèvement de cocons de chenilles processionnaires du pin, dit « échenillage ». Les cocons, visibles au bout des branches à partir de la fin de l’été, sont les nids d’hiver des jeunes chenilles. Elles le quitteront, conduite par une chenille de tête pour s’enfouir sous la terre. Chaque chenille se métamorphosera en papillon qui sortira au début de l’été. Les dégâts occasionnés concernent aussi bien les arbres (mort des branches, voire de l’arbre) que les personnes et les animaux en raison du pouvoir extrêmement urticant des poils microscopiques répartis sur le corps de la chenille.

Tarif 2026 :
Le coût de l’intervention, à la charge des propriétaires, est de 10 € net par cocon éliminé jusqu’à 14 mètres de hauteur et 20 € net par cocon éliminé au-delà de 14 mètres et jusqu’à 20 mètres de hauteur maximum.
La municipalité prendra en charge les frais de déplacement de l’entreprise Allo Bugs Control, ce qui nécessite le regroupement des interventions.
Un bulletin d’inscription est distibué dans les boites aux lettres. Si vous êtes concernés, merci d’utiliser le coupon-réponse et le retourner en Mairie.

Chenilles processionnaires du chêne
Elle a fait des ravages depuis 2021 sur tout notre territoire. Par rapport à celle du pin, la problématique est différente : le cycle de développement n’est pas le même et le positionnement des cocons se situe à la base des branches, ne permettant pas de les enlever comme pour le pin. Différentes méthodes, préventives et curatives, sont préconisées. Au cours de l’année, Il est conseillé de les combiner pour une lutte efficace dans le temps et de faire appel à des techniciens expérimentés.
Automne – hiver : Installer des gites à chauve-souris : 2 gites par arbre, placés en hauteur. Placer dans l’arbre un nichoir à mésanges (à balcon, voir photo à droite), à une hauteur > 1,80 m, d’un diamètre d’entrée de 32mm, pour espérer l’installation de différents types de mésanges au printemps. Un nichoir tous les 20 mètres : rien ne sert d’en installer trop, pour préserver l’équilibre de la biodiversité. De même, le nourrissement des oiseaux doit se faire uniquement en période de froid prolongé (conseil de la Ligue de Protection des Oiseaux), pour que les oiseaux ne perdent pas l’habitude d’aller chercher naturellement leur nourriture. Une nichée peut manger 3000 chenilles, si aucun oisillon n’est attrapé par un chat aux premières sorties de nid. Attention : les nichoirs devront obligatoirement être nettoyés chaque année à l’automne.
Printemps : Traitement préventif à base de bacille de Thuringe. Guetter dès fin avril, quand les jeunes feuilles commencent à être grignotées. Faire appel à une entreprise spécialisée.
Fin juin, début juillet : Les chenilles vont se transformer en papillons. Mettre en place des pièges à phéromones qui vont attirer les papillons mâles et les détruire. Attention à ne pas mettre le piège sur l’arbre lui-même mais sur un arbre d’une autre espèce, à petite distance.
Été : Destruction mécanique des nids. Elle nécessite un équipement Individuel de Protection (EPI), d’un masque et de gants, même quand les nids semblent vides :
– Soit en les brûlant au chalumeau (tant que l’atmosphère n’est pas trop sèche), puis en déposant les chenilles dans un sac poubelle fermé hermétiquement avec une pelle, ou dans un seau d’eau pour les noyer.
– Soit en pulvérisant abondement, plutôt le matin par temps humide, une solution d’eau savonneuse (savon noir) sur le nid, puis retirer le nid humide et le placer dans un sac étanche et bien fermé.
Tous ces moyens sont à utilisés avant de penser à la destruction de l’arbre lui-même.

Des nichoirs à mésanges sur les terrains communaux
Les mésanges sont des prédateurs efficaces des chenilles processionnaires du chêne, contre lesquelles les moyens de lutte restent malheureusement limités. Une nichée avec tous ses oisillons peut à elle seule manger 3000 chenilles ! Aussi, grâce à l’initiative et l’engagement de citoyens associés, la commune s’est dotée pour cette année de 9 nichoirs à mésanges qui ont été placés sur des lieux particulièrement colonisés par les chenilles l’année dernière (le belvédère, autour du city-stade…), espérant qu’ils vont accueillir des nichées au printemps. Rappelons qu’il faut espacer chaque nichoir d’au moins 20 mètres, et qu’il est inutile, voire néfaste pour eux, de nourrir les oiseaux en dehors des périodes de grand froid. Un grand merci aux Dorasiens qui ont fabriqué, puis posé début mars, ces magnifiques nichoirs signés « Mairie de Droue-sur-Drouette ». Il faudra prendre soin de bien les nettoyer chaque automne.
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